Communiqué de presse

Après avoir fait fureur avec son répertoire de chansons de femmes yéménites, Gulaza va continuer de nous enchanter
au Festival WOMEX 2018!


Aller au-delà des limites ethniques et musicales est devenu seconde nature pour Gulaza.
A travers des éléments de théâtre et de cérémonie, Gulaza relance et modernise d’anciennes chansons de femmes juives yéménites, offrant au public un spectacle visuel et aural phénoménal.

Ces textes mystiques qui sont passés de mère en fille, de génération en génération, héritent d’une interprétation contemporaine et une composition instrumentale hors du commun.

A travers l’interprétation sensuelle d’Igal Mizrahi et de l’assortiment unique d’instruments, l’audience est projetée dans un univers fascinant de prières, de passion, de danse et de désir de liberté. Il n’y a aucun doute — Gulaza continuera d’impressioner les audiences à travers le monde, tel qu’il l’a fait jusqu’à présent.

Après plusieurs tournées en Europe et en Extrême-Orient ces trois dernières années, Gulaza cette fois-ci fait un grand saut en avant et figurera parmi les artistes sélectionnés pour participer au prestigieux Festival WOMEX 2018. Il semble qu’il n’y ait plus rien pour les arrêter désormais.

  • Igal Gulaza Mizrahi - Vocals and Percussion
  • Leat Sabbah - Cello
  • David Dagmi - Jumbush and Percussion
  • Yair Hashachar - Guitars
  • "Gulaza - A new incarnation of the Yemenite Women Songs."

    - Ha'aretz -
  • "The beautiful tunes together with highly developed musicianship provide Igal Mizrahi a fertile ground on which he can walk at a pleasant lightness that characterizes the show."

    - NRG -
  • "The unique and unexpected combination of the musical instruments together with the repetitive and circular melodies, creates an almost metaphysic sensation in the audience."

    - City Mouse -
  • "Gulaza - a Rare musical fusion combining the Yemeni and African culture."

    - Ma'ariv -

où tout a commencé...

Quatre artistes s’unissent pour ranimer l’évolution naturelle des chansons de femmes yéménites

Igal, dont le père est d’origine yéménite et la mère de descendance algérienne, grandit dans un quartier principalement habité par des immigrants yéménites. Il fut donc exposé dès un très jeune âge aux traditions yéménites, bercé dans le monde fascinant des femmes de ce pays.
Attiré par cet héritage, il étudie les chansons et textes traditionnels qui décrivent la vie marginale des femmes dans la société yéménite. Il collectionne chants et histoires à partir de souvenirs d’enfance, de rencontres ou pendant les événements importants de la vie, telle la cérémonie du henné.

Nait en lui un besoin créatif de rétablir la tradition musicale yéménite juive, étouffée pendant trop longtemps, et de la raconter au monde.
Au début, afin de préserver l’autenticité des chansons, il chante et joue des percussions seulement mais comprend bien vite que, s’il souhaite étendre cet héritage au-delà des limites aurales et culturelles, il doit incorporer d’autres instruments. Entrent sur scène les autres membres du groupe.

Le n’goni introduit de nouveaux rythmes et sons du désert d’Afrique occidentale au répertoire yéménite; la guitare développe la partie harmonique et met en valeur la connection entre la voix et les percussions. Finalement, le violoncelle apporte un son grave et injecte de la chaleur et tendresse dans la musique de Gulaza. Tous ensemble, cet assortiment d’instruments emmène le public en un voyage spirituel qui titille l’imagination.
Mais Gulaza, c’est plus que des mélodies déchirantes; Gulaza a un message important qui doit être adressé. Chaque chanson est une histoire en elle-même. Celles-ci racontent la vie de jeunes filles juives yéménites qui sont souvent contraintes au mariage très jeunes et la révolte qu’elles ressentent envers cette coutume. Gulaza tisse leurs histoires en une tapisserie de sons et de danse et à travers celle-ci, sensibilise le public à la condition de la femme, nous rappelant ce que leur place légitime devrait être mais qui est souvent négligée par des siècles de traditions; que ce soit au Yémen ou dans le reste du monde.

Gulaza offre un spectacle époustouflant qui éveille tous les sens. Le rapport entre ce qui se passe sur scène et le public est instantané, et magique. Les mélodies, associées à la voix fervente d’Igal Mizrahi, et son interprétation théâtrale, touche le public au plus profond.

Après plusieurs tournées dans des pays aussi différents l’un de l’autre, tels la Norvège et la Chine, il semble évident que personne, quel que soit son identité culturelle ou sa familiarité musicale, ne laisse un concert de Gulaza indifférent. L’interprétation passionnée d’Igal Mizrahi ainsi que l’assortiment des instruments abondent de beauté.
Le public, hommes et femmes de la même manière, sont profondément impressionnés, projetés dans le temps et inconsciemment rappelés de l’universalité de la nature humaine. Gulaza transcende toutes les limites et unifie les cultures sous une même ombrelle spirituelle.

Gulaza a triomphé en Europe et en Extrême-Orient et fut invité à participer dans de nombreux festivals de musique du monde. L’ensemble est parti en tournée en Autriche, Allemagne, Danemark, Iles Féroé, Suède, Norvège, Pologne, République tchèque, Suisse, Roumanie, Espagne, Slovaquie, Iles Canaries, Serbie, ainsi que Corée du Sud, Chine et Inde.

Les musiciens

  • igal mizrahi - chanteur et fondateur du groupe Gulaza

    Chercheur de musique yéménite ancienne.
    Igal étudie la musique à l’université de Bar Ilan, où il complète ses études en musique arabe, africaine et orientale.
    Diplomé de l’Ecole des Arts du Spectacle Beit Zvi avec distinction, d’où il reçoit 13 bourses d’étude.
    Il a joué dans des pièces au Théâtre National d’Israël, ainsi que dans plusieurs autres troupes de théâtre.

  • leat sabbah - violoncelle

    Née à New York, Leat est une violoncelliste et arrangeuse multigenre qui réside à Tel Aviv. Diplomée de l’Ecole de Musique de Manhattan, Leat a joué aux Etats-Unis et en Europe avec des quatuors à cordes, en tant que soliste avec orchestre et a suivi un stage donné par Pinchas Zuckerman au sein de l’Orchestre du Centre National des Arts du Canada. Ses influences musicales sont la musique classique, du moyen-orient, la musique folk et la musique du monde. Aujourd’hui Leat joue et enregistre pour un nombre d’artistes en Israël et à l’ étranger et enseigne le violoncelle.

  • Shahar Katchka - n’goni et percussions

    A l’âge de 22 ans, Shahar part étudier la musique en Amérique latine, où il se spécialise en congas et bongos. Ensuite il part au Burkina Faso afin d’étudier le djembe et le n’goni.
    Quelques années plus tard, il séjourne en Inde où il étudie le tabla. Il est fondateur du groupe Kabako — Live African rhythm. Il construit des instruments de percussions faits à la main et enseigne la batterie et les percussions.

  • Yair Hashachar - guitares

    A l’origine guitariste de jazz, Yair Hashahar séjourne longuement en Afrique occidentale où il étudie la musique locale et en particulier le kora. Il est lauréat de la Fondation Culturelle America-Israel. Yair faisait partie du groupe Afro-jazz Black Guru, qui a enregistré un album au Sénégal avec des musiciens de renommée tels que Doudou Ndiaye Rose, Omer Pene et Didier Awadi. Outre ses activités musicales, Yair était chargé de recherche du projet ‘’Apartheid Stops’’ du Conseil de Recherche Européen et passe actuellement un doctorat en ethnomusicologie à l’Université de Ben Gourion. Ses articles sur la musique populaire africaine et la politique ont été publiés dans plusieurs revues académiques.

L’HISTOIRE DERRIERE LES CHANSONS

En juillet 2013, la petite Nada Al-Ahdal a 11 ans et décide de partager son histoire sur tous les réseaux sociaux, évitant ainsi son mariage à un homme âgé d’Arabie Saoudite. Son histoire n’est qu’une seule parmi tant de celles de jeunes femmes et fillettes du Yémen.

Le Yémen, un pays au sud de la péninsule arabe, est dirigé par une société de clans, polygame et hautement patriarcale. Les femmes, et bien souvent les fillettes à peine âgées de 8 à 10 ans, sont contraintes au mariage à un homme d’une grande différence d’âge, qu’elles ne connaissent à peine, si du tout, et souvent en tant que deuxième ou troisième épouse. Une fois installée dans la maison de leur nouvel époux, elles continueront les mêmes tâches ardues qu’elles ont apprises dès leur enfance par leur propre mère. Souvent, elles ne reverront plus jamais leur famille.

Etant donné que les femmes au Yémen sont en majorité analphabètes, une source historique importante est leur poésie orale qui fut passée de mère en fille, de bouche à oreille et de génération en génération. Leurs poèmes et chansons décrivent leur désir de liberté, leurs aspirations ou leurs déceptions. La poésie orale change de région en région et de village en village, mais elle contient partout un élément de révolte, de protestation contre la qualité de vie que ces femmes mènent ou les choix qui sont faits pour elles, sans leur consentement.
Les femmes yéménites chantaient pendant leurs tâches quotidiennes, c’est-à-dire pendant qu’elles meulaient la farine, faisaient la lessive, portaient l’eau du puit ou cuisinaient. Leurs chansons représentaient une manière masquée d’exprimer leurs sentiments refoulés.

La plupart des chansons étaient improvisées et donc, les femmes n’étaient pas seulement chanteuses, mais également compositrices et poètes.
Il existe plusieurs types de chansons – des chansons de séparation (souvent récitées pendant la cérémonie du henné, qui marquait le moment où les futures jeunes épouses étaient séparées de leur familles) ou des chansons d’amour insatisfait ou de désir de liberté. Les chansons permettaient aux femmes d’échapper leur vie quotidienne pendant quelques instants et de créer un monde spirituel de liberté et d’expression.

Les textes sont chantés en arabe (l’hébreu étant considéré comme langue sainte et réservé aux hommes) et font partie de la musique folklorique traditionnelle. Bien que la plupart des chansons traitent de chagrin et expriment le souhait d’une vie de douceur et d’amour, elles ne sont pas toutes tristes. Elles peuvent même être parfois humoristiques, souvent en ridiculisant le mari. L’interprétation que Gulaza apprête aux chansons est remplie d’émotions et propulse le public dans un monde de prières, d’amour, de mystère et de désir de liberté.

MASTERCLASS


Contrairement au concert, qui suit une programmation plus stricte, la master class permet au public de se rapprocher plus intimement des musiciens. Le public et les musiciens partagent un moment proche pendant lequel ils ont un échange et une expérience enrichissante. Les questions sont encouragées et, bien qu’il y ait des sujets bien précis qui sont élaborés pendant la master class, celle-ci peut être facilement adaptée selon l’intérêt du public.
Gulaza a perfectionné un langage musical unique, basé sur des influences musicales bien distinctes (yéménite / Moyen-Orient / africaine et classique), en une représentation musicale et artistique époustouflante.
La master class offre l’occasion de non seulement goûter à la musique du groupe mais également de découvrir la richesse de ses instruments et d’écouter les histoires derrière les chansons.
Gulaza offre une master class intéressante et passionnante, longue d’une à deux heures, qui peut être adaptée à des groupes d’âges différents – écoliers, étudiants ou même en tant que cours d’enrichissement pour adultes – ainsi que pour des publics de grandeurs différentes.

Les sujets discutés pendant la master class sont les suivants:
- Le Yemen et sa culture
- Les ‘’Chants Sacrés’’ – chantés par les hommes
- Les ‘’Chants du Sable’’ – chantés par les femmes
- Les rythmes traditionnels du Yemen
- La danse yéménite et un aperçu des pas de base, suivi par de la practique
- Mini concert tiré du répertoire de Gulaza et récit des histoires derrière les chansons
- Cours de chant et danse yéménite
- Les instruments joués par Gulaza et leurs caractéristiques

A travers les sujet développés pendant la master class, le public percevra les thèmes essentiels qui réapparaissent à travers Gulaza, tels que l’abolition des frontières, le désir de liberté et le fait d’accepter l’autre tel qu’il / elle est sans  préjudices.

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